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Tu Nous Attends

Updated: 2 days ago


Mon pays


Tu n’es ni un accident,

ni un hasard,

ni une invention des hommes.


Tu étais là

avant nous.


Et tu seras là

après nous.


Devant ceux qui croient

que tu leur appartiens,


devant ceux qui prétendent

te connaître,

devant ceux qui te promettent

fidélité,


devant ceux qui fabriquent

des larmes d’amour

à ton nom,


tu n’es point attendri.


Car toi,

tu sais.


Tu nous as vus naître.


Tu nous as bercés.


Et malgré nos oublis,

tu continues

de nous aimer.


Mais nous...


nous ne savons pas toujours

comment t’honorer.


Une nation hypnotisée.

Un peuple désorienté.

Des familles déchirées.


Nous croyons être tes sauveurs.


Mais toi, mon pays,

tu connais ta valeur.


Tu connais ton destin.


Toi,

tu es libre.


Tu es indépendant.


Pendant que nous rêvons,

pendant que nous prions,

pendant que nous pleurons,

pendant que nous crions,


toi, tu nous attends.



Tu nous attends

entre nos discours

et nos réalités.


Entre nos pieds

et nos claviers.


Entre nos vérités

et nos hypocrisies.


Nos combats

et nos apathies.


Nos louanges

et nos mépris.


Nos alliances

et nos appétits.


Nos clans

et nos armoiries.

Mon pays,

tu nous attends.


Tu nous attends

au rond-point de la confusion.


Au carrefour

de la négligence.


Au bord

de la décadence.


Tu attends

de nous voir nous lever

chacun de notre côté.


Pas demain.


Aujourd’hui.


De nous voir casser

les chaînes de la dépendance.


De nous voir reprendre

ce qui nous a été arraché.


De nous voir marcher enfin

vers notre liberté.


Tu applaudis les efforts des uns.

Tu accompagnes les chants des autres.


Mais depuis longtemps déjà

tu attends un jubilé commun :


la résurrection des consciences,

l’émancipation des pensées,

la détermination d'une souveraineté.


Tu attends une célébration

à l’abri


d’un patriotisme fragile,

d’une égalité mythique,

d’une culture anémiée.


Ô mon pays,


tu inspires l’auteur,

tu animes le chanteur,

tu réveilles le résistant.


Et ton cœur,

patiemment, attend


au chevet

de notre cran.


Le cran d’oser.

De préserver.

De protéger.

De prospérer.


Et même loin,

dans les terres d’exil,


ceux de tes enfants

qui portent toujours ton nom

dans leurs silences

et dans leurs combats


sentent encore

le battement de ton corps.


Oui,

toi,tu nous attends.




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